Ce dimanche matin, je suis allé me promener dans une forêt. C'est un tout petit bout de forêt, en réalité. À peine 400 mètres de long, pour une centaine de large. On en fait vite le tour. N'empêche, c'est un espace où poussent des arbres et où vivent toutes sortes de bestioles. Comme un vrai fou furieux, je me suis accroupi et j'ai composé ce haiku:
À l'ombre des arbres
Un pappus s'envole au loin -
Brise de printemps
Cette mouche qui se repose sur une feuille.
Ce chêne qui pousse parmi les hêtres. Il a fait sa fenêtre.
Ces feuilles mortes qui protègent le sol sous lequel se trouve la majorité de la biomasse de la forêt.
Ce scarabée qui voulait voir ce qu'il y a de l'autre côté. Pour cela, il a toute ma sympathie.
Un pissenlit qui a perdu un pappus.
[Il faut cliquer sur les photos pour les voir en grand.]
En vérité, je mens. Je n'ai point composé ce haiku à genou, car je ne connaissais pas l'existence même du mot pappus. Je me suis néanmoins agenouillé pour prendre en photo ce pissenlit duquel un pappus se désolidarise du reste de la fleur. Un pappus, c'est donc un autre mot pour dire "le petit bidule qui se détache du pissenlit sur la dernière photo". On peut aussi dire "aigrette", ce que je trouve plus léger mais moins pompeux d'un mot latinisant. J'ai appris cela en lisant l'article de Wikipédia. J'ai également trouvé une autre chose fort intéressante, même si je ne suis pas sûr d'avoir bien tout compris. Je mets en gras ce qui m'a paru bien étonnant.
Cela mérite réflexion, n'est-il point?